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22 septembre 2005 – 26 mars 2006
Exposition conçue et réalisée par le Musée Dapper
MUSÉE DAPPER
35, rue Paul Valéry – F-75116 Paris – Tél. : 01 45 00 91 75
L’exposition Brésil, l’héritage africain a été conçue dans le cadre de l’Année du Brésil en France, sous l’égide des gouvernements français et brésilien. C’est la première fois qu’une exposition d’art, prestigieuse, est organisée en France sur ce thème.
Du XVe au XIXe siècle, sur les onze à quinze millions d’Africains qui ont traversé l’Atlantique, entassés dans les soutes des bateaux négriers, environ trois millions et demi débarquèrent au Brésil.
C’est dans ce pays qu’ils furent les plus nombreux.
Les esclaves s’efforcèrent de perpétuer leurs traditions. Bien souvent, les pratiques religieuses des diverses communautés d’origine africaine se mêlèrent les unes aux autres. Des apports vinrent également du catholicisme portugais et des croyances amérindiennes autochtones.
Les parentés culturelles
Cette exposition illustre la parenté des productions afrobrésiliennes et des arts de l’Afrique subsaharienne en remontant aux sources principales auxquelles se rattachent trois grandes zones culturelles africaines : yoruba (Nigeria, Bénin), fon/ewe (Bénin, Togo) et bantu (République démocratique du Congo, Congo et Angola).
À partir des rites du candomblé et de l’umbanda, des traits culturels communs, tels que les grandes divinités honorées de part et d’autre de l’Atlantique, ou encore des mises en scène cérémonielles font surgir des rapports fonctionnels ou esthétiques.
Les affinités formelles sont mises en évidence à travers les oshe Shango et les oxê Xangô intégrant la double hache symbolique du dieu du tonnerre. De même, les insignes en fer, sortes de caducées des orishas/orixás de la chasse, de la guerre ou de la médecine ( et les asen, les autels commémoratifs fon (Bénin), ont en commun une iconographie qui valorise des figures d’animaux et tout particulièrement d’oiseaux.
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