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L’exposition « Bénin, 5 siècles d’art royal » dresse cent dix ans plus tard, un panorama de cet art de cour unique qui a inscrit dans le bronze et l’ivoire, la culture et l’histoire du royaume.
Les plus importantes collections européennes sont réunies pour la première fois : celles du Museum für Völkerkunde de Vienne, celles de l’Ethnologisches Museum – Staatliche Museen zu Berlin et celles du British Museum. A Vienne et pour la première fois également des prêts de l’actuelle Maison Royale du Bénin ont pu être montrés à l’extérieur du Nigeria, associés à des prêts du National Commission for Museums and Monuments du Nigeria.
Après Vienne, le musée du quai Branly, comme l’Art Institute de Chicago, ne pouvait manquer de s’associer à cet événement en accueillant cette exposition. D’abord parce que l’art de cour du Bénin fut rarement exposé en France. Si en 1932 le musée du Trocadéro présente « Bronzes et Ivoires du Royaume de Bénin », ce n’est qu’en 1990 que le musée Dapper organise « Bénin, trésor royal » avec les collections du Museum für Völkerkunde de Vienne. Pour cette synthèse à la fois étendue et approfondie de l’art et de la culture de Bénin, 280 objets ont été sélectionnés. C’est donc l’occasion de donner à Paris, le privilège de voir rassemblées des collections uniques, historiquement liées les unes aux autres.
Enfin, « Bénin, 5 siècles d’art royal » célèbre l’entrée il y a tout juste dix ans, de dix-sept pièces du Bénin de la collection Barbier-Mueller dans les collections nationales. La tête trophée du pavillon des Sessions du musée du Louvre fait partie de cet ensemble d’oeuvres présentées au moment de leur acquisition en 1997. Les trésors royaux du Bénin occupent une place privilégiée dans les arts de l’Afrique subsaharienne et incarnent aujourd’hui une valeur culturelle universelle et intemporelle.
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