Les figures de reliquaires
Byeri sont certainement les plus mystèrieuses et emblèmatiques
de l'art Africain.
Le culte
du Byeri (culte des
ancêtres) était pratiqué dan tous
les villages Fang,
aussi bien au Sud du Cameroun qu'au Gabon et Rio Muni.
Chez les
Fang, le Byeri se
rattache au culte des ancêtres et plus précisément
aux reliquaires qui leurs sont dédiés. Byeri désignant aussi bien le culte, que les objets qui s'y rattachent.
Selon Perrois, c'est derrière le lit du chef de famille qu'étaient discrètement installés les reliquaires, les effigies de bois et encore les reliques personnelles.
Il nous fait également remarquer que les défunts importants du lignage pouvaient aussi être inhumés dans la chambre même du chef de famille dans un soucis de protection des dépouilles !
Ces reliquaires sont constitués de deux parties :
- la boîte coffre en écorce qui va contenir des reliques osseuses, que les Fang nomment nsekh o byeri, le ventre,
- et la figure perpendiculaire qui surmonte la boîte : eyema o byeri qui signifie la tête.
Concernant le contenu des boites, Perrois nous dit que les reliques Fang se composaient de crânes, d'os longs, voire de simples fragments d'os, de dents.
Les reliques familliales étaient soigneusement identifiées et prélevées quelques mois après le décès du notable, nettoyées, séchées et parfois ornées d'incrustations méttaliques, de cuivre...
Par la suite elles étaient périodiquement extraites des coffres en écorce et honorées par l'application de pâte rouge (poudre de bois de padouk mélangée à de l'huile).
Le père de famille évoquait alors les ancêtres pour favoriser des voeux de chance, richesse, fécondité...
Les statuettes du Byeri pouvaient encore être utilisées comme marionnettes lors des rites du Melan.
Sur le coffre en écorce cousue, on trouvait les effigies de bois que nous connaissons.
Soit des têtes seules dont la hampe était fichée dans le couvercle, soit des statuettes en pied, placées en situation assise sur les bords.
Plus rarement, certaines statuettes pouvaient parfois receler de discrètes inclusions aux pouvoirs magiques, derrière les yeux incrustés de cuivre ou de miroir, sous les oreilles ou au sommet du front.
Y étaient aussi ajoutés des fragments osseux ou le plus souvent des molaires humaines.
D'après le livre Fang de Perrois, éditions 5 Continents.

Bois dur et lourd, belle teinte couleur
cuir clair.
La pièce n'est pas ancienne. Par contre
elle est remarquablement travaillée.
Ce n'est sans doute pas une pièce pour
l'export, mais un objet de prestige pour une commande
de famille.
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