"Chez les Pende, lorsqu'on créé un masque, ce qui compte avant tout, c'est la chanson.
À partir de la création des paroles et de la musique, le futur porteur du masque créé le costume puis, il va voir le sculpteur et lui commande le masque en bois.
Enfin il met au point une chorégraphie correspondant au personnage."
Avec l'aimable autorisation de Détour des Mondes.
De très nombreux masques Pendé existent. Chaque masque a une danse spécifique et met en scène les différentes catégories sociales (le chef, le devin, l'ensorcelé, la prostituée...).
Ce masque Mbangu ou Mpangu, l'ensorcelé, est probablement l'oeuvre la plus célèbre de l'art Pende, dont un exemplaire est conservé au Musée de Tervuren.
Contraste de la déformation faciale, jeu sur la forme, sur la couleur...
Une partie est noire :
stigmates d'une crise d'épilepsie au cours de laquelle, la personne serait tombée dans le feu ?
Le danseur portait de plus une bosse dans le dos transpercée par une flèche :
un sort (flèche invisible) lui aurait bien été jeté !
Chez les Pende centraux, la danse du Mbangu évoquait l'épileptique et servait d'une certaine façon aux individus à reconsidérer leur attitude face à leurs propres malheurs mais aussi face à la maladie d'autrui.
Sa chanson était :
Ne te moque pas de ton voisin
Ne ris pas de ton frère
Les sorciers l'ont ensorcelé
(source : Z.S Strother Inventing Masks)
Chassé par les sorciers; il l'était mais il semble qu'il fut aussi chasseur.
Par sa danse, il évoquait son désir de poursuivre ces sorciers et de nuire à ceux qui lui avaient causé du mal...
Avec l'aimable autorisation de détours des mondes...

Provenance collection particulière.
Beau masque très graphique, ou l'alternance noir/blanc est bien marquée. |