Les masques du Gabon sont
souvent dénommés par les noms des rites auxquels
ils participent (Bwiti, bwété, byéri,
ngil, emboli, okuyi, mukuyi...).
Ils interviennent en toute circonstance
vitale pour la communauté, rites à caractère
social (deuils, funérailles, maladies), rites de
purificationou de fécondité (naissance, adolescence,
virginité), rites de réconciliations et de
justice (pour rétablir l’autorité du
chef, la bonne entente dans les familles, ou résoudre
des conflits de génération), ou enfin des
rites de protection (qui visent plus spécialement à attirer
les bonnes grâces des ancêtres ou des génies...).
Les masques du Mukuyi, couramment
appelés «masques blancs », sont enduits
de kaolin qui dans l'ancien temps était mélangée à de
la poudre d'os humains pulvérisés.
Ce fard blanc rituel, toujours en usage dans toute l'Afrique équatoriale
est appelé Pfemba.
Signe de la communication avec le monde surnaturel,
la terre argileuse blanche est utilisée par les
hommes et par les femmes,notamment lors des rites du Bwiti .
Les neuf losanges chéloïdes
frontaux représentent les mythes fondateurs punu,
le point central représentant l'esprit créateur.
Les masques noirs, plus
rares, servaient à rendre la justice.
Ils avaient pour vocation d'identifier les sorciers,
voleurs, et l'organisation d'ordalies par le poison.
Les initiés utilisaient des masques peints en
noir, qui étaient ensuite soigneusement cachés.
Ceux-ci se raprochent fortement de l'esthétique
Punu, avec parfois une haute coiffure en casque, recouverte
de cheveux naturels.
Les losanges chéloides figurant sur
les masques blancs, sont en principe absents sur les masques
noirs.
A la place le front est creusé ou présente
une scarification verticale, que l'on retrouve parfois horizontalement
sur les joues.

Bois tendre, teinte noire végétale, fentes anciennes
et marques d'usage.
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