Pratiqué depuis la nuit des temps
par le peuple Fang de la région
de l’Estuaire du Gabon, « Ngon-ntang » est
un rite initiatique qui obéit à certains
principes ancestraux, et de ce fait, ses adeptes seraient
conduits et dirigés par des esprits invisibles au
travers des sons de la cithare et de l’Iboga (plante
hallucinogène du Gabon).
Vêtus de costumes traditionnels appropriés, « Ngon-ntang » qui
se fait le plus souvent accompagner de deux ou trois enfants
spirituels, identiquement vêtus; il est très
sollicité pendant les cérémonies de
retraits de deuil, du fait du pouvoir qu’il a de
communiquer avec l’au-delà, et par conséquent,
il peut transmettre aux parents, les désires du
défunt.
« Ngon-ntang » se danse au
rythme du Nkul (tam-tam fang fait avec
un tronc d’arbre) et de la cithare.
Signalons que « Ngon-ntang » demeure
jusqu’à ce jour le reflet de la sainteté et
de la pureté pour le peuple fang, d’où la
nécessité du strict respect de certains interdits
avant et pendant la cérémonie de sortie de
ce génie des temps anciens mais qui se perpétue
au fil des générations.
« Ngon-ntang » signifie :
la jeune femme blanche.

Collection privée
Un peu ruiniforme, mais splendide. Ce masque est une
dentelle au poids plume. Bois léger, gris en profondeur,
restes d'argile blanc.
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