Les Toma de Guinée sont appelés Loma au Libéria. On les retrouve en Sierra Léone, Libéria et Guinée. Ils sont structurés autour du Poro, qui entre autres fonction, s'occuppe de l'initiation des jeunes garçons
A l'appel du Landaï (masque de grande taille) les futurs initiés partaient en retraite en forêt durant un mois. L'initiation se terminait par une "dévoration rituelle" suivie d'une "renaissance".
Les Landaï sont très épurés, horizontaux, représentant une gueule de crocodile sur laquelle sont sculptés des traits humains.
La mâchoire est soit articulée soit figurée par une ligne horizontale formant un dexième volume perpendiculaire au premier. Le sommet est paré d'une coiffure de plumes et le porteur voit par le museau.
Symbole des forces opposées de la nature, le Landaï représente un esprit de la brousse.
Un autre type de masque existe, plus courant et moins secret, le Bakorogui, tel celui présenté, qui danse en couple.
Stylistiquement c'est un panneau vertical antropomorphe aux yeux petits, ronds voire tubulaires cernés de métal.
Adaptation de la page 521de "L'art Africain - Citadelles - Mazenod"

Masque ancien ayant dansé, encore muni de son couvre nuque en cuir un peu raccorni. L'expression est brute, effrayante comme le veut son usage, mais aussi d'une grande pureté des lignes comme tous les masques Toma.
Sur le haut, des anneaux sont fixés aux oreilles, et sur le front on retrouve fixé une chaine et un Kissi penny en fer noir (monnaie locale, mais aussi objet sacré doté d'une âme...)
Superbe, dans son jus. Pièce d'exception, le plus beau que nous ayons eu...
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