Les anneaux de cheville appelés Kpere ou Nga Ngbli étaient autrefois portés par paires par les femmes Baoulé.
De forme bombée avec une ouverture circulaire dans la partie basse, ces bracelets présentaient une décoration à base de lignes, de tresses, et placé perpendiculairement à l'anneau un décor de cercles ou demi-cercles accompagnés de perles ou demi-perles.
A. Blandin mentionne que l'on trouve très souvent dans l'ouverture circulaire des morceaux de terre qui sont des résidus de la fonte.
Utilisés comme parures, on peut encore les trouver de nos jours sur les autels familliaux.
Très en vogue dans les années 30 ils constituaient une parure de prestige. On les polissait avec du jus de citron vert et du sable pour les faire briller comme de l'or.
La réalisation de ces pièces révèle tout le savoir faire du fondeur qui superposait plusieurs fils de cire sur une argile mêlée de charbon de bois.
Une fois la fonte terminée, le noyau était brisé par les fentes en partie basse, entrainant parfois une altération de l'objet due aux coups de maillet.
D'après L. Zerbini et A. Blandin
Ici une très belle pièce ancienne que nous avons rattachée au Nga Ngbli.
Son originalité et son intérêt majeure réside dans le fait que la partie basse n'a pas été tout à fait terminée.
On voit encore les restes d'argile mêlée de charbon de bois, qui n'ont pas été complètement retirés.
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