Shango,
l'ancêtre mythique des rois d'Oyo est censé avoir
créé le monde à Oyo.
C'est une divinité crainte, car il
est imprévisible.
Mais il est aussi vénéré car
il apporte aux cultures des pluies bienfaisantes et donne
des enfants aux femmes.
C'est l'Orisha de la sexualité fécondande,
alos que Eshu représente la sexualité érotique.
Les Yoruba ont coutume de dire que Shango "se
sert lui-même" soulignant qu'il peu apporter
malheur ou bonheur.
Dans les chants des femmes, il est celui
qui donne la beauté aux femmes avec qui il dort,
leur apportant des enfants.
A la lecture de ces quelques lignes tirées
de la page 178 du livre de G. Massa sur les Maternités
Africaines (Sépia), cette statue prend tout son
sens et sa puissance.
Statue d'autel, la double hache de Shango domine
le thème.
La main du sculpteur a su donner force et
beauté à cet ensemble assez unique dans lequel
les enfants sont le thème principal, présentés
et protègés par cette mère, bénie
de Shango...
Le nouveau propriétaire de cette pièce nous
donne quelques précisions intérressantes :
Le culte Shango est associé à l'orage,
au tonnerre et à la foudre.
Concernant les coiffes
ou représentations des doubles haches de pierre symbolisant
le dieu Shango, les Yoruba croient que ces objets du néolithique
retrouvés parfois dans le sol sont jetés par Shango lui-même
durant les orages.
Les prêtres sont supposés être des faiseurs
de pluie.
Le Dieu du tonnerre et des éclairs doit
assurer à son adorateur prospérité, santé et
longévité, une famille nombreuse et de la richesse
matérielle.
Les trois scarifications en amande sur les
visages sont caractéristiques des Egba, sous groupe Oyo
région d'Abéokuta.
Le sac perlé de divination contient le collier
de consultation du Fa Odigba Ifa .
L'enfant au dos est protégé par l'amulette
en cuir appelée Tyrah.
L'enfant
au dos de la prêtresse présente la symbolique
de la double hache de pierre.

Collection particulière
Splendide pièce, bois dur très bonne
ancienneté, restes de polychromie.
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