Le sculpteur Yaka n'est pas le forgeron.
Il pratique les rites réservés à sa profession. Il a son propre sac d'ingrédients magiques et avant d'entreprendre une sculpture, il fait une offrande à celui qui lui a enseigné son art.
Lorsqu'il sculpte les masques ou les statues, il travaille seul dans un lieu interdit aux autres. Il garde une relative liberté dans le contexte des conventions traditionnelles.
Ces statuettes anthropomorphes jouent un rôle important dans la divination et les remèdes apportés à un trouble individuel ou familial.
Quatorze types de statues sont identifiés.
Elles sont transmises en ligne paternelle ou maternelle et correspondent à des esprits liés à des affections spécifiques (stérilité, toux, maladies de peau, etc.).
Leur nature est fondamentalement ambivalente :
elles peuvent aussi bien tuer que protéger les êtres humains. Le ngaanga est un spécialiste religieux qui sert d'intermédiaire entre les vivants et les esprits.
Les sacrifices qu'il accomplit visent à nourrir un esprit " matérialisé " dans une statuette avec du sang animal afin d'éviter qu'il ne dévore un être humain.
D'après P. Bourgeois, Art of the Yaka and Suku, Meudon, Chaffin et J. DENIS, Les Yaka du Kwango, Tervuren, Annales du M.R.A.C., no 53
Belle statuette anthropomorphe représentant un personnage feminin de rang (coiffe) assis sur un siège.
Cette partie repose sur un plateau supporté par un animal.
Bois dur, les formes sont douces, patine d'usage.
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