Toute les sculptures faites par les Ngata sont liées à des rituels
funéraires raffinés.
Les plus connues sont les grandes et rares figures anthropomorphes en
bois polychrome, aussi appelés "cercueils".
Les explications divergent au sujet de leur utilisation, mais ce qui est
sûr, c'est qu'ils sont sculptés en secret dans une clairière
sacrée appelée Efomba par un sculpteur spécialisé, nommé Bobongo.
Le "cercueil" fini est appelé
bonganga-nganga.
Les grands sont réalisés pour de grands chefs, tandis
que les petits sont réalisés pour des personnes de moindre rang.
Sur la façon dont ceux-ci sont utilisés rituellement, les sources sont divergentes :
- Certains indiquent que le cadavre est d'abord enterré avant d'être exhumé, les restes étant placés à l'arrière de la statue... puis l'ensemble confié au fleuve.
- D'autres sources mentionnent que le cadavre est mis directement dans le cercueil puis l'ensemble est enterré.
- Enfin, et c'est l'explication la plus plausible, les restes du défunt sont exhumés puis mis dans
la statue, à l'abri d'une hutte, sur l'emplacement même de la tombe.
On connait aussi quelques figures funéraires monoxyles de même forme mais plus petites,
placées sur les tombeaux des personnes
importantes, dans une petite case construite seulement dans ce but.
Les chasseurs émérites ont l'honneur d'avoir des statues zoomorphes en
bois placées sur leurs tombes.
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D'après nos sources, ces objets impressionnants, faisaient l'objet d'un culte au sein des villages .
Ils étaient les intermédiaires entre les enfants mort-nés ou morts en bas-âge et les vivants, leur fonction était donc double :
- servir de point d'attache aux âmes défuntes (des reliques étaient disposées au dos des statues).
- intercéder auprès des esprits pour que les couples ayant perdu leur enfant puissent de nouveau être féconds.
On les sollicitait donc dans des rites à la fois funéraires et liés à la fécondité.
Ici une pièce de petite taille par rapport aux très grandes statues qui peuvent atteindre plus de 250 haut.
Bois dur, polychromie, bonne ancienneté.
On peut noter que les pieds sont à l'envers.
Il ne s'agit pas d'une erreur du sculpteur, mais d'une symbolique dont nous n'avons pour le moment pas la clef. |