Les statues edjo re akare (ou : « esprits sous forme sculptée») constituent un hommage rendu aux ancêtres à travers la représentation - sous les traits de guerriers mythiques - des esprits de la forêt.
Ces esprits, désignés par le terme edjo, sont considérés par les Urhobo comme potentiellement favorables ou néfastes à l'homme, chaque communauté étant chargée de les contrôler.
Conservées dans des sanctuaires oguan re edjo, elles font l'objet de rites de consécration quotidiens, hebdomadaires et surtout annuels, au cours desquelles les edjo sont célébrés par leurs prêtres et prêtresses attitrés..
Souvent on va retrouver des figures de guerrier avec ses médecines contenues dans la calebasse suspendue au cou (offrant les pouvoirs magiques nécessaires à la victoire), l'attitude hiératique et la puissance des masses musculaires et des traits corroborent la vision portée par les Urhobo sur les edjo :
des êtres capables de protéger la collectivité des agressions et des esprits malveillants.
Enfin, les scarifications frontales et les nombreux ornements rappellent les origines Edo des Urhobo et leurs échanges avec les Bini voisins.
Adapté des pages 90/100 du livre cité ci-dessous.
De plus petites statues, comme celle-ci sont censées représenter les épouses des esprits edjo... Mais la frontière est souvent très floue quant aux différents types d'usages...
Je vous invite, pour en savoir plus à consulter une des rares monographies sur les Urhobo : Where Gods and Mortals Meet - Foss RMN.

Provenance collection particulière
Belle pièce ancienne, bonne patine, bois dur.
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