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Musée du quai Branly
L’Université populaire du quai Branly
Une Université populaire pour s’ouvrir à d’autres paroles
Jalon essentiel de l’ouverture du musée du quai Branly, une programmation résolument vouée au partage
des savoirs s’incarnera au travers d’une Université populaire.
Articulée autour d’un enseignement magistral et de controverses philosophiques, le premier cycle de
l’Université populaire du quai Branly vise à délivrer à un large public des éléments de connaissance et de
réflexion propre à valoriser la diversité et les richesses des cultures et des civilisations.
Par définition, l’Université a pour objectif de favoriser l’instruction de tous, venus de différents milieux
sociaux, en rapprochant le grand public et les intellectuels. La parole sera aussi bien donnée à des
historiens, géographes, universitaires de toutes les nations qu’à de « grands témoins », responsables
politiques, chercheurs, philosophes des pays d’origines des collections.
Il s’agit, dans cet esprit, de reprendre les principes des peuples autochtones pour qui la transmission du
savoir doit être faite par ceux dont la parole est sûre.
Au coeur de l’auditorium du musée, l’Université populaire du quai Branly, ouverte à tous et gratuite,
souhaite affirmer, au travers des échanges et des enseignements, son engagement dans la défense de la
tolérance et du respect de l’autre.
Catherine Clément, philosophe, romancière, auteur d’essais sur l’anthropologie et la psychanalyse, pilote
l’Université populaire du quai Branly en tant que conseiller en charge de sa programmation .
Les trois principaux rendez-vous proposés par l’Université populaire du quai Branly.
A partir de septembre 2006, un cycle thématique de 40 rencontres s’inscrit dans la programmation de
l’Université populaire, selon le principe de trois rendez-vous réguliers.
- « Une Histoire mondiale de la colonisation et de la décolonisation »
Ce programme diffusera des connaissances sans concessions sur l’histoire mondiale de la colonisation et
de la décolonisation à partir du 15 ème siècle.
Au point de rencontre entre les questions, prégnantes aujourd’hui dans les pays industrialisés, sur
l’histoire de la colonisation et la nécessité d’une réflexion pressante de fond sur le concept d’empire
colonial, l’ensemble de la période couvrant la colonisation occidentale et sa décolonisation sera abordée,
pour mieux comprendre le monde actuel.
Le cycle dédié à une Histoire mondiale de la colonisation et de la décolonisation se déroulera selon une
approche chronologique des colonisations occidentales, douze pays étant concernés. Ce grand rendezvous,
le premier de l’Université populaire du quai Branly, commencera avec l’analyse des premiers
explorateurs portugais. Pour chaque conférence, un grand historien viendra présenter une synthèse du
rôle colonial de son pays d’origine .
- « Les grandes controverses sur la Déclaration Universelle des droits de l’Homme »
Exposant l’universalité des Droits de l’Homme (1948) dans un esprit d’analyse critique en accord avec la
tradition française de l’anthropologie, des controverses seront organisées sur l’intégralité de la
Déclaration Universelle proclamée par l’ONU en 1948, ainsi que sur les Pactes complémentaires adoptés
en 1966.
Deux personnalités, chaque fois différentes, exprimeront sur chaque article la défense ou la critique de
l’universalité.
Les articles choisis seront, d’une part, examinés sous l’angle des contradictions entre le texte, les lois et
les coutumes en vigueur pour dans de nombreuses civilisations et pour de nombreux peuples, et d’autre
part en considérant les régions du monde où cette déclaration est ouvertement bravée pour des raisons
économiques, militaires, et politiques. Seront abordées les problématiques suivantes : « Existe-t-il une
famille humaine ?», « Faut-il un idéal commun à tous les peuples ? », « Peut-on laisser s’exprimer
librement toutes les opinions ? »…
Relevant d’une vieille tradition de joute oratoire, ce type de dialogue, la controverse, « disputatio » en
latin, opposera deux personnalités soumises à l’intervention d’un modérateur répartissant la parole entre
eux, sans conclure.
- « Les grands témoins »
La programmation va proposer également, comme troisième temps fort, selon un rythme mensuel, la
rencontre avec de « grands témoins », personnalités politiques, humanitaires, écologiques ou artistiques.
Leurs interventions s’articuleront autour de la restitution d’un travail de mémoire ou bien autour de la
présentation de leur expérience biographique .
L’auditorium du musée du quai Branly
L’auditorium du musée du quai Branly représente par excellence le lieu du partage des diversités
culturelles. Avec son théâtre - 480 places -, espace protéiforme aux volumes organiques permettant
différents possibilités de jeux et de paroles -, sa salle de cinéma - 100 places - et ses salles
d’enseignement, le musée du quai Branly souhaite ainsi participer à la préservation et à la valorisation de
façon pertinente des patrimoines immatériels.
En cohérence avec ses missions fondamentales axées sur le spectacle vivant, les colloques et l’Université
populaire du quai Branly, l’auditorium est un espace qui entend, par le biais de sa programmation,
participer au dépassement de la simple rencontre esthétique avec les oeuvres pour mieux les
contextualiser et questionner nos représentations de la diversité.
Un musée où dialoguent les cultures
Situé en bord de Seine, au pied de la tour Eiffel, le musée du quai Branly, imaginé par Jean Nouvel,
s’appréhende comme une cité culturelle présentant une offre pluridisciplinaire entièrement dédiée aux
Arts et Civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques.
Profondément moderne, l'institution articule ses missions autour de la préservation et de la valorisation
des collections d'une part, et d’autre part, de la recherche et de l'enseignement.
Carrefour des cultures du monde, le musée propose une politique de programmation de spectacles
vivants en résonance notamment avec les expositions présentées.
Par ailleurs, le musée du quai Branly, au confluent des positions engagées des anthropologues, des
artistes européens et du « manifeste pour que les chefs-d’oeuvre du monde entier naissent libres et
égaux » poursuit la démarche de reconnaissance des cultures non occidentales en donnant notamment
une place permanente à l’art contemporain.
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